Les 160 km de Florac… Hier et Aujourd’hui

Les 160 km de Florac… Hier et Aujourd’hui

Les 160 km de Florac… HIER

« Florac » Deux syllabes qui sonnent clair comme les sabots des chevaux sur le calcaire du Causse.

 

MAO IV, KREMPOLIS, MELFENIK : trois icônes réunies à Florac !

MAO IV, KREMPOLIS, MELFENIK : trois icônes réunies à Florac !

Un nom devenu synonyme d’endurance un peu partout dans le monde, connu en Australie comme à Dubaï, au fin fond de l’Amérique comme en Russie. Et cette renommée, la ville lozérienne la doit aux « 160 km de Florac ».

 

Au départ de l’aventure…

D’un côté, un Parc National tout nouveau, le Parc National des Cévennes, créé en 1970 sur un territoire aux paysages fabuleux et le seul parc national dont le cœur est habité … de l’autre, des centres équestres qui cherchent à développer le tourisme équestre dans le cadre d’un vaste programme de développement agro-pastoral en Lozère, département le moins peuplé de France. La découverte quasi simultanée, par une poignée de cavaliers du grand sud, de l’endurance sportive pratiquée aux Etats Unis et leur envie de l’importer en France feront le reste !

C’est l’année 1976 que porterait le faire-part de naissance de l’endurance française officielle. Et si Rodez avait devancé Florac en juin de cette année-là, quelque garde à cheval du tout jeune Parc National des Cévennes et des accompagnateurs de Tourisme Equestre locaux avaient, dès 1975, organisé une rando-course sur deux jours au départ du col de Montmirat – une boucle sur le Sauveterre et l’autre le lendemain vers le Mont Lozère. Course qui n’avait rien d’officiel, mais l’envie était née et susciterait le besoin. L’endurance démarre en France comme l’éclosion des éphémères par une journée de beau temps chaud à la surface des rivières.

Dans les régions voisines : Montcuq éclot l’année suivante puis ce sera Allan dans la Drôme. Et comme une toile invisible des liens se tissent entre ces courses pionnières : les cavaliers vont courir de l’une à l’autre.

 

La course lozérienne est la plus vieille course d’endurance française toujours organisée à ce jour…

Sa rivale n’ayant connu qu’une édition évènementielle pour le bimillénaire de la naissance de la ville de Rodez.

Mais à l’époque personne n’est prêt pour courir 160 kilomètres comme cela se fait déjà aux Etats-Unis et en Espagne depuis de nombreuses années. Aussi la course de Florac, qui s’appelait à l’époque « le Raid des Drailles » a-t-elle flirté avec des distances diverses, plus près des 100 km kilomètres au début, pour monter en puissance et atteindre les 160 km, les fameux 100 Miles de son modèle américain, la Tevis’Cup, pour la première fois en 1981.

Le Parc National des Cévennes, à l’initiative de cette course de longue distance assez folklorique au départ, qu’il avait institué comme une animation dans le cadre de la foire annuelle aux chevaux de Florac, ne pouvait imaginer qu’elle deviendrait une course mythique après avoir été le support du premier championnat d’Europe de la discipline en 1984.

Car les premières années, le raid ne rassemble que quelques mordus locaux auxquels viennent se mesurer des Letartre ou des Chambost qui ont été passionnés dès le départ par cette discipline équestre sportive d’extérieur.

La course rassemble une trentaine de partants les années fastes. Elle décolle en 1979 avec 79 partants! Mais ce sera l’année de tous les dangers – il n’y a qu’une amorce de règlement vétérinaire – qui a failli faire capoter la discipline … mais cela fera évoluer le règlement vétérinaire dans le sens d’une plus grande protection des chevaux.

 

En 1982. Ils ne sont que 18 cavaliers au départ !

Le soufflé de Florac retombe, mais l’édition sonne la première victoire d’un cheval local : Krempolis, monté par Hubert Baeyens et propriété du Meyrueisien Jean Claude Maurin. Ce succès d’un fils de Persik relance la machine !

Le premier Championnat d’Europe en 1984 n’apportera pas le nombre, mais dynamisera la course qui, regonflée revient à plus de 50 partants l’année suivante. Mais 10 ans après le championnat d’Europe elle revient, de façon pendulaire, au chiffre de 30 cavaliers, au fil de ses pérégrinations à l’Aven Armand puis Sainte-Enimie.

 

1995 une nouvelle équipe floracoise revendique l’organisation de la course.

Les 160 km de Florac sont devenus presqu’un enjeu où s’affrontent les politiques ! Lozère Endurance Équestre et l’équipe d’Odile Roudière demande avec force le retour de la course à Florac. Elles obtiendront gain de cause : ce sera d’abord un départ de l’ancienne gare de Florac puis, deux ans plus tard, le cadre plus accueillant du VVF au Pont du Tarn. Et à partir de là, les victoires sur cette course très exigeante et particulière ne sont plus l’apanage des cavaliers du Sud : le Breton Yvon Ollivier emporte l’édition 96 avec Shabaya al Shatane et le Nordiste Vincent Dupont arrache le titre de champion de France avec Seskia en 1998.

Il faut redonner à Florac une place sur le circuit international du plus haut niveau

En 2000 Jean Paul Baudon prend la présidence de Lozère Endurance Equestre et impulse à la course une nouvelle vitalité avec des objectifs nouveaux, plus ambitieux et plus internationaux. « Il faut redonner à Florac une place sur le circuit international du plus haut niveau. » Il dépose la candidature de Florac aux Championnats d’Europe 2007 mais n’obtient qu’un os à ronger : le Master International en 2005 qui ne perdurera pas. Mais il en faut plus à un Lozérien pour renoncer : les rigueurs de l’hiver qui n’en finit pas, l’âpreté des paysages taillés de façon abrupte dans le calcaire ou les granites forgent des caractères ! Les cavaliers Français et internationaux redécouvrent les 160 km de Florac et ils en aiment le nouveau parcours et le Pré Morjal d’Ispagnac où ils sont enfin à leur aise.

LEE redépose une candidature en 2009 et cette fois c’est la bonne. Le 18 avril 2010 la FEI accorde à Lozère Endurance Équestre l’organisation du 15e championnat d’Europe d’Endurance.

Le pré-ride réunit 171 chevaux : le record absolu sur une compétition en France. Des chevaux partout à ne plus savoir où les mettre. Tout le gratin européen et même mondial (il existe un classement open au championnat) sera à Florac 2011.

Nombre de cavaliers et chevaux doivent leur réputation à la course de Florac. Et d’abord Persik en tant que premier vainqueur de la course mais surtout en raison de ses produits qui l’ont gagnée : Krempolis, Melfenik, Tex, Ratzia d’Alauze, Magida, Issane El Fayssett, Shaman.

Florac a eu ses « spécialistes ». Denis Pesce qui a fait la course une quinzaine de fois et l’a gagnée au moins 8 fois, mais aussi beaucoup, plus anonymes, qui n’ont seulement eu comme objectif que de terminer cette course devenue « mythe ».

 

Ils ont gagné les 160 km de Florac

Depuis que la course de Florac fait 160 kilomètres, c’est-à-dire depuis 1981, ils ont été 36 couples à la gagner, car sur ces 30 éditions accomplies, certaines années ont vu des arrivées exæquo et plusieurs lauréats – avant que le règlement FEI ne stipule qu’il ne pouvait y avoir plusieurs cavaliers vainqueurs.

A une exception près – l’Anglaise Katie Smith en 2005 – cette course difficile et particulière n’a été remportée que par des cavaliers français. Au début de l’histoire de Florac, trois cavaliers ont accroché chacun deux victoires : tout d’abord Hubert Baeyens avec le légendaire Krempolis (1982 et 1983) puis Yves Ayme en 1983 et l’édition 84 qui était servait de support au Championnat d’Europe victoire ; les deux fois avec Incompris ; et enfin Odile Dalle vainqueur de la Nationale 1984 avec Fury puis l’année suivante avec sa jument Katia.

Denis Pesce, l’HOMME de Florac

L’homme de Florac reste sans conteste Denis Pesce, 8 fois vainqueur de la Classique lozérienne avec 5 chevaux différents : Krempolis (2 fois), Melfenik (3 fois), Tex, Ratzia d’Alauze et Magida.

1997: Ratzia d’Alauze / Denis Pesce, vainqueurs, & Melfenik / Nelly Pesce, 4e

Krempolis, le CHEVAL de Florac

Côté chevaux, Krempolis avec 4 victoires reste le Roi des 160 km de Florac devant Incompris et Melfenik, tous deux triples vainqueurs.

 

Krempolis et Denis Pesce à Florac 1988

Krempolis et Denis Pesce à Florac 1988

Les VAINQUEURS !!

 

  • 2016 Sunit Du Colombier et Robert Diez Noguera
  • 2015 Sunny Du Guide et Clément Marescassier
  • 2014 Major Armor et Faleh Nasser Bughenaim
  • 2013 : Kefraya Jais et Cécile Demierre
  • 2012 Easy Font Noir et Laurent Mosti
  • 2011 Kalifa et Ali Khalfan Al Jahouri
  • 2010 Shararat et Sarah Chakil
  • 2009 Al Dabaran et Morgan Payen
  • 2008 Minnie du Cambou et Sophie Watteau
  • 2007 Shaman et Cécile Demierre
  • 2006 Ganda Koy et Franck Lance
  • 2005 Orkara et Katie Smith
  • 2004 Issane El Faysset (Mukatel) et Stéphanie Arnal
  • 2003 Douar et Simon Bellot
  • 2002 Falène de la Drome (Al Wadha) Cécile Miletto
  • 2001 Fabella des Mas et Ludovic Saroul
  • 2000 Decibelle de Paute et Céline Schwartz
  • 1999 Magida et Denis Pesce
  • 1998 Seskia et Vincent Dupont
  • 1997 Ratzia d’Alauze et Denis Pesce
  • 1996 Shabaya al Shatane et Yvon Olivier
  • 1995 Orizzanese et Patrick Dionisi
  • 1994 Tex et Denis Pesce
  • 1993 Melfenik Hippomar et Denis Pesce
  • 1992 Radjani et Jérome Alonso
  • 1991 Quatiba et Geneviève Planas
  • 1990 Melfenik et Denis Pesce
  • 1989 Out Law Persik et Catherine Boisseron
  • 1988 Krempolis et Denis Pesce
  • 1987 Melfenik et Denis Pesce
  • 1986 Krempolis et Denis Pesce – Ibrahim et Magali Chambaud
  • 1985 Kamir et Françoise Rimbaud – Katia et Odile Dalle – Ibrahim et Magali Chambaud
  • 1984 2 courses parallèles avec un départ à 2 heures d’écart
    Championnat d’Europe : Incompris et Yves Aime – Melfenik et Denis Pesce
    Championnat de France : Jouvencelle et Hervé Boutonet – Fury et Véronique Dalle
  • 1983 Krempolis et Hubert Baeyens
  • 1982 Krempolis et Hubert Baeyens
  • 1981 Jalna et Jean Luc Chambost

Et Gaston Mercier ? me direz-vous…

Il n’apparait pas dans le palmarès des vainqueurs des 160 km de Florac qu’il considère pourtant comme l’une des plus belles courses d’endurance au monde.
Gaston a participé à 6 éditions (85, 86, 87, 88, 89, 90) dont 5 avec son fameux Mao IV, il a toujours terminé dans le « Top Five » et a gagné 4 fois la meilleure condition.

Gaston Mercier et Mao IV

« Je pense d’abord au cheval et ensuite à la place » dira Gaston Mercier en terminant 2 ième de l’édition de 1987 juste avant de devenir champion d’Europe

VIDEO pépite dans les archives de l’endurance… Gaston Mercier et l’édition des 160 km de Florac 1987…

C’est Erick Henry, photographe et cameraman, devenu depuis l’un des proches de Gaston Mercier, qui à réalisé ce film en 1987 en co-production avec Antenne 2.

Les 160 km de Florac… AUJOURD’HUI

 

La sellerie Gaston Mercier PARTENAIRE des 160 km de Florac 2017

La Team Gaston Mercier vous accueillera sur son stand au village exposants du 06 au 10 septembre 2017.
Si vous avez un besoin en matériel et souhaitez être livré sur la course ou si vous voulez un RDV personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter au : +33 (0)5 65 47 60 98

Comme tous les ans la sellerie Gaston Mercier récompensera le cavalier gagnant le Prix de la Meilleure Condition physique par une selle Florac 2.0 (version rouge et blanche)

 

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Le programme des 160 km de Florac 2017

Version digitale, vous pouvez passer en mode grand écran, cliquer sur les liens, télécharger le PDF et surtout PARTAGER sur les réseaux sociaux…

La Boudheib Initiative Endurance… c’est quoi ?

 

BOUDHEID-INITIATIVE-CHALLENGE

 

Bonne course à tous les participants et que le meilleur gagne… Toujours dans le respect de son cheval !!

 

Les textes de l’histoire des 160 km de Florac sont extraits du Guide des Championnats d’Europe de 2011

Copyright textes – photos – Vidéo : Lozère Endurance Equestre – Gaston Mercier – Erick Henry – Patrick-Le Floch – May MANIFACIER