Rafale Blic et Jeanne Amourette… de Gaston Mercier !!

Rafale Blic et Jeanne Amourette… de Gaston Mercier !!

Endurance du « Royal Windsor Horse Show »… magnifique 7ème place de Jeanne Amourette

Il y a quelques semaines, se déroulait en Angleterre le « Royal Windsor Horse Show », évènement international rassemblant des compétitions de jumping, d’attelage, de dressage et d’endurance.

Le fait marquant des 120 km de l’endurance est la magnifique 7ème place (et première française) de Jeanne Amourette. Comme à Fontainebleau où elle terminait 3ème, Jeanne montait Rafale Blic, Anglo Arabe de 12 ans, fils de Oumzil Tobiha et Deltaplane appartenant à Stéphane Blondel. Elle finit cette course, gagnée par Saeed Hamoud Saeed Al Khayari, juste derrière la cavalière Belge Elisabeth Hardy.

 

Jeanne Amourette et Rafale Blic - Horse Performance FEI de Rafale Blic

Jeanne Amourette et Rafale Blic – Horse Performance FEI de Rafale Blic

Nous avons profité de cette occasion pour poser quelques questions à Jeanne sur sa course, ses ambitions et ses choix d’équipements.

 

Bonjour Jeanne, comment s’est déroulée votre course ?

Nous entraînions le cheval depuis le début de saison, pour cette échéance. Nous avions obtenu une très belle place à Fontainebleau en fin d’année 2016, puisque nous terminons 3ème à 20km/h de moyenne sur la CEI**. Nous nous sommes donc questionnés quant à la légitimité de participer à une course comme Windsor, réputée très rapide, et terrain de jeu des nations du Golfe.

J’ai questionné plusieurs amis y ayant déjà participé, qui m’ont rassurée, au vu des possibilités qu’avait pu montrer Rafale. Une fois décidé, il fallait entraîner bien sûr, mais aussi gérer les papiers DSV, l’engagement (puisqu’il y avait un nombre limité de 8 places par nation), et le ferry. Beaucoup de situations inhabituelles pour nous.

Le transport s’est bien déroulé, nous avons fait un covoiturage avec la jument d’Elisabeth Hardy, ce qui a pu apaiser les chevaux dans le bateau. En arrivant, nous avons pu admirer la sécurité mise en place par nos voisins anglais, le respect des règles, la mise en place du grooming etc…

Rafale a été fidèle à lui-même

Nous avions pour objectif de rentrer dans le top 10. On trouvait ça un petit peu ambitieux… mais pourquoi pas nous. J’ai pris le départ dans un petit groupe de 6 chevaux, composé d’européens, derrière le groupe de tête mené par le Bahreïn et les UAE essentiellement. Nous avons tenu cette position toute la course. Rafale a été fidèle à lui-même : courageux en piste, de très bonnes récupérations, et serein au veto et au grooming.

Entre le peloton de tête, dans lequel certains chevaux n’ont sans doute pas assimilé la vitesse, et nous, l’écart de place a progressivement diminué. A tel point que nous sommes repartis 11ème sur la dernière boucle avec 3 cavaliers qui étaient très proches.

Nous avons couru ensemble, et au dernier kilomètre Rafale a compris qu’il était temps de décoller, et nous avons décroché des autres. Il est rentré 7ème à 22km/h de moyenne sur la course.

 

Comment Rafale Blic a-t-il récupéré à l’arrivée ?

Il a très bien récupéré, l’examen veto final était excellent et unanime. Bonne récupération, A aux allures, aucune gonfle et surtout pas mal au dos.

 

Et vous ?

Personnellement, j’étais étonnement souple pour l’effort fourni, mon ennemi sur une course est la vitesse, plus ça va vite et plus il est compliqué de trouver sa place ! Nous avons galopé l’essentiel du temps même s’il y avait quelques passages moins rapides.

 

Quel type de matériel utilisez-vous ?

Nous avons un matériel « fétiche » de course. Le cheval a souffert il y a quelques années de problèmes de dos qui l’ont fait boiter, à cause d’une selle qui ne lui était pas adaptée. La réflexion a été longue et son propriétaire a finalement décidé, après de nombreux essais, d’acheter une Florac de chez Gaston Mercier.

Avec ma Florac 2.0, j’utilise des étriers Bi-Relax carbone, pour rien au monde je ne prendrais un départ sans eux

Cette selle lui correspond parfaitement mais est aussi adaptée à tous les autres chevaux de l’élevage. J’utilise également des étriers Bi-Relax, pour rien au monde je ne prendrais un départ sans eux.

J’avais le même équipement à Fontainebleau et aussi à Compiègne en 2015, lors de notre 4ème place sur la CEI **. En fait, nous sommes un petit peu superstitieux, et on ne change pas un équipement « qui gagne » !

 

Pourquoi des étriers Bi-Relax ?

J’ai acheté ma paire de Bi-Relax il y a 3 ans et demi lors de leur sorties en avant-première au Salon du Cheval de Paris ! A cette époque, à partir d’une certaine distance, j’avais mal aux articulations pendant et après les courses : les chevilles et les genoux essentiellement ; mais aussi sous la plante des pieds, le point de compression unique des étriers normaux me coupait littéralement le pied en deux !

J’ai aimé le concept des Bi-Relax, j’ai essayé, et je suis aujourd’hui incapable de courir avec autre chose ! Je n’ai plus de douleurs, je me positionne mieux pendant la course et je souffre donc moins de courbatures les jours suivants.

 

Quelles sont vos sensations sur la Florac ?

Pour moi, la Florac est la selle polyvalente par excellence. On voit aujourd’hui beaucoup de modèles de selle « spécialisées », c’est-à-dire soit tout le temps assis, soit l’inverse.

La Florac permet les deux ! On est très bien assis, mais on peut aussi se mettre debout. Cela permet de pouvoir s’adapter à toute forme de course sur tous types de chevaux, et surtout de ne pas se fatiguer ou fatiguer son cheval dans une « mono position ». Le bas de jambes ne voyage pas, l’assise est confortable et le cheval ne présente jamais de douleurs dorsales. La conception de la Florac permet de réellement dégager l’épaule donnant ainsi une vraie liberté de mouvement au cheval.

 

Quelle est votre programme de courses ?

J’ai actuellement un autre cheval de 12 ans qui est déjà qualifié sur CEI ** et qui est en préparation pour une 130km courant de l’été, idéalement Monpazier ou pourquoi pas Florac ! Pour l’instant, il fait des courses de préparation dans la région, une excellente méthode pour appréhender les grosses échéances.

Il est également possible qu’un autre cheval rejoigne les rangs pour renforcer l’équipe et essayer de faire aussi bien que le petit Rafale, pendant que les autres grandissent puisque deux pouliches de 3 ans et 1an se préparent déjà à la relève, deux autres sont prévus pour l’année prochaine. L’objectif étant de s’inscrire dans la discipline à long terme et idéalement avec des produits de la maison.

 

« Merci Jeanne et bonne chance pour la suite de la saison !! »

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